L’Afrique de l’ENA se retrouve à Yaoundé

Pour 2009, la branche camerounaise a été désignée pour abriter la rencontre biennale de l’Association des Anciens élèves ENA d’Afrique. Deux journées de réflexion (26-27 novembre 2009), suivies d’une assemblée générale de l’Association.

 

Après le Sénégal, le Cameroun

L’association des anciens élèves africains de l’ENA de France (ENA-Afrique) est un regroupement qui s’est donné pour ambition de consolider les liens nés de la scolarité commune au sein de cette école et d’apporter sa contribution à la réflexion sur le devenir du continent africain. A cet effet, et dans le cadre de la relance de ses activités, elle a tenu les 7 et 8 décembre 2007 à Dakar et Saint-Louis, un colloque et une assemblée générale. Ce premier colloque a permis aux participants venant d’une quinzaine de pays et de trois continents de plancher sur « l’aide publique au développement ».

 

La branche camerounaise a été désignée pour abriter cette rencontre biennale en 2009. Elle accueillera donc à son tour les anciens élèves d’Afrique et d’ailleurs pour deux journées de réflexion (26-27 novembre 2009), suivies d’une assemblée générale de l’Association ENA-Afrique.

 

Les Ressources humaines au cœur du développement

Le thème proposé au débat des participants au colloque est intitulé : « la gestion des ressources humaines face aux enjeux du développement ». Le choix de ce thème procède du constat suivant lequel la « ressource humaine » constitue un ferment essentiel pour le développement d’un pays ou d’un continent. Ce constat est désormais érigé en axiome, au regard de la place qu’occupe l’Homme, mieux le capital humain, dans le processus de création des richesses, qui à leur tour, contribuent à l’appréciation du niveau de développement d’une société donnée. C’est-à-dire, la capacité de cette dernière à offrir à ses membres un minimum de bien-être et de commodités auxquels ils aspirent légitimement. De ce point de vue, ressource humaine et développement s’imbriquent ou du moins sont étroitement liés, l’un faisant le lit de l’autre.

 

Les Ressources humaines au cœur du développement

Le thème proposé au débat des participants au colloque est intitulé : « la gestion des ressources humaines face aux enjeux du développement ». Le choix de ce thème procède du constat suivant lequel la « ressource humaine » constitue un ferment essentiel pour le développement d’un pays ou d’un continent. Ce constat est désormais érigé en axiome, au regard de la place qu’occupe l’Homme, mieux le capital humain, dans le processus de création des richesses, qui à leur tour, contribuent à l’appréciation du niveau de développement d’une société donnée. C’est-à-dire, la capacité de cette dernière à offrir à ses membres un minimum de bien-être et de commodités auxquels ils aspirent légitimement. De ce point de vue, ressource humaine et développement s’imbriquent ou du moins sont étroitement liés, l’un faisant le lit de l’autre.

Le modèle asiatique en miroir

L’expérience projetée par les pays développés et reprise dans nombre d’Etats asiatiques dès la fin des années 70 renseigne à suffisance sur l’effet catalyseur qu’une ressource humaine compétente peut avoir sur le progrès d’une nation. Il est désormais établi que l’émergence d’une élite bien formée dans des domaines tels l’ingénierie financière, industrielle, administrative et économique, les technologies de l’information et de la communication, constitue un facteur déterminant du développement étatique dont l’impulsion doit être assurée concomitamment par l’administration publique et le secteur privé.

A l’observation, si le clivage entre pays développés et pays en développement peut prendre diverses formes, l’une de ses manifestations les plus marquantes est le fossé existant en matière de ressources humaines. Celles-ci abondent dans les pays développés et inversement manquent dans ceux en développement.

L’Afrique cherche sa voie

En effet, les avancées observées dans la chaîne de la ressource humaine (formation – insertion – gestion – adaptation, etc.) tardent à prendre corps dans les Etats les moins avancés, notamment en Afrique. Certes, les bonnes pratiques qui ont émergé dans les organisations occidentales ont pu, tant bien que mal, être transposées dans la sphère privée africaine, mais n’ont pas encore été réceptionnées au sein des administrations publiques du continent.

Pour une opinion, l’échec des stratégies de développement est en grande partie imputable aux carences rédhibitoires du facteur humain. Car, qu’il soit « gendarme », « entrepreneur », « stratège », « développeur », l’Etat a besoin de ressources humaines compétentes et performantes, c’est-à-dire un ensemble d’hommes et de femmes bien formés, motivés, déterminés mais surtout capables de mettre en œuvre un projet de société.

Ainsi, loin d’être une fatalité, le sous-développement d’un Etat ou d’un continent peut résulter de l’incapacité à sécréter une élite sensible aux opportunités de progrès et de modernité, de l’utilisation peu judicieuse du capital humain ou alors de l’application de méthodes et systèmes inappropriés de gestion des ressources humaines disponibles.